Yves H.

Nom : Huppen
Prénom : Yves
Alias : Yves H
Né le : 17 mars 1967
Nationalité : Belge
Signe : Poisson

Après une naissance, sans encombre, qui suivait neuf mois plus tard la réunion charnelle d’un papa dessinateur (on ne vous fera pas l’injure de préciser son nom) et d’une maman employée à la banque nationale, le petit Yves fit son premier rot, mâchouilla sa première tétine et se mit à marcher… sur les traces de son père. Car bien vite ses parents s’aperçurent qu’il était né un crayon à la main. Chose qui étonna beaucoup sa maman car elle n’avait rien senti à l’accouchement. Le bambin fit de brillantes études à la maternelle puis tout aussi brillantes à l’école primaire. Ses premières années de secondaires augurèrent également de beaux lendemains qui déchantèrent bien vite et apportèrent une réponse claire et définitive : le rejeton n’était pas fait pour les études. Il se traîna dès lors bon an mal an jusqu’à la sortie tout en lorgnant chaque jour un peu plus vers le cinéma. C’est donc très logiquement qu’une fois ses études secondaire… pardon, son chemin de croix terminé, il entre à l’IAD (Louvain-la-Neuve) pour se lancer, du moins l’espère-t-il, dans une exceptionnelle carrière de cinéaste. Ce rêve un peu fou fait long feu et au bout de quelques mois, il comprend que faire des études de cinéma en Belgique, c’est souvent finir dans une régie finale à la télé. Adieu les beaux rêves d’Hollywood et de Croisette, bonjour le dur retour à la réalité. Et la réalité n’a pas si mauvaise odeur car elle fleure bon la BD. Il se remet donc au dessin et travaille sa technique et ses connaissances anatomiques imparfaites.

Il est alors appelé par le devoir de servir la mère patrie, la main sur le cœur, et part dix mois sous les drapeaux en Allemagne (3A à Werl). A son retour à la vie civile, son battle-dress rangé au placard avec ses pulls usés et ses vieilles illusions, il filme des mariages, réalise des montages publicitaires et des commandes en tout genre grâce à ses compétences en vidéo. Il faut bien faire entrer un peu d’argent. Ses rêves de cinéma ont pris du bide et de méchantes rides !… Pour faire bonne figure, il participe à quelques concours pour vidéastes amateurs et remporte çà et là un prix. Maigre consolation.

A ce maigre tableau de chasse vient se greffer une des plus grosses frustrations de sa jeune vie :  en contact avec l’entraîneur en chef de l’équipe olympique féminine de Roumanie, le sieur Octavian Bellu, il reçoit l’autorisation de tourner un film dans le centre d’entraînement des gymnastes roumaines, là où sont façonnées les Nadia Comaneci d’aujourd’hui et de demain. A l’époque, la Roumanie sortait de ses terribles années Ceausescu et aucune caméra n’avait jamais été autorisée à filmer dans l’enceinte de ce centre. Plusieurs télés dont ABC Sports (USA) se montrèrent intéressées par ce projet mais sa caméra amateur ne suffisait pas. Il fit le tour des télés belges et là, ce fut la douche froide. Malgré l’intérêt, réel, d’ABC et d’autres chaînes moins connues, aucune porte ne s’ouvre. Son beau projet est aux oubliettes. Quelques années plus tard, France 3 tourne précisément dans ce même centre, « là où aucune caméra occidentale n’était jamais entrée… »

Le secret des hommes-chiens

Puis vint le temps de la première réelle aventure BD en 1995 : Le secret des Hommes-Chiens aux éditions Dupuis (Voir Albums isolés). Première publication, premier bide. Le coup est dur. Il s’en remettra difficilement. Pour se remettre d’aplomb, le travail et… la rencontre avec sa future épouse à l’occasion d’un de ses nombreux voyages au pays de Dracula. Après un séjour en couple d’une année à Bucarest pour assister moralement sa future épouse, Iocasta, dans sa dernière année académique, il l’épouse et rentre avec elle pour s’établir à Bruxelles.

L’année suivante, son papa propose de lui écrire un scénario : ce sera Liens de Sang. Puis Rodrigo dans la série Bois-Maury. Une nouvelle collaboration est née et depuis elle perdure avec de multiples one-shot. En 2017, il lance avec Hermann une nouvelle série western, Duke