Philippe Vandooren

Nom : Vandooren
Prénom : Philippe
Alias : 
Morphée, Philippe Le Follet, Philippe-André Novo, Anne Rodov
Né le : 23 mai 1935
Décédé le : 17 juillet 2000
Nationalité : Belge
Signe : Gémeaux

Très tôt, le jeune Philippe Vandooren se découvre de multiples talents. Tantôt illustrateur, tantôt musicien et chansonnier, il met ses aptitudes artistiques au service des scouts de Belgique puis de l’armée belge pendant son service militaire. Il fréquente les Arts Décoratifs pendant sept ans et réalise des illustrations et des couvertures pour le magazine belge de télévision Le Moustique.

De 1960 à 1965, il assure bénévolement le rédactionnel de la revue des scouts catholiques de Belgique, Plein Feu, puis, tout en dessinant pour diverses agences de pub, il devient également illustrateur pour la revue Scouts de France, après Joubert et avant Vicomte. C’est à cette époque qu’il fait la rencontre de son futur beau-frère, Hermann. Enchanté par les capacités graphiques du jeune Hermann, il lui propose un petit scénario qui tourne en dérision la BD d’aventure : c’est…

Histoire en able

Prenant du galon, Philippe abandonne le dessin et est engagé comme directeur de collections chez Marabout jusqu’en 1972. C’est à cette époque qu’il publie Comment on devient créateur de bandes dessinées (1969) sur base d’entretiens avec Jijé et Franquin. De 1972 à 1974, il passe au Lombard en tant qu’adjoint de Guy Leblanc, directeur des publications de l’époque. Écrivain pour des raisons alimentaires, il produit plusieurs romans sentimentaux, policiers et de science-fiction sous les pseudonymes d’Anne Rodov et Philippe André Novo (dont la couverture est assurée par Rossi à ses débuts), autant d’anagrammes de son nom.


Fin des années 70 jusque début des années 80, il est également le « nègre » d’Henri Vernes et produit une trentaine de Bob Morane. C’est aussi l’époque où il retrouve la bande dessinée et se voit nommé responsable de la version française du magazine Super As. Puis, en 1982, il rejoint les éditions Dupuis où il rajeunit et dépoussière l’image du journal Spirou. Peu avant, il crée et scénarise les trois albums de Nic pour Hermann sous le pseudonyme (encore un !) de Morphée. En 1987, il est nommé directeur éditorial et s’attèle au développement de la collection Aire Libre.

Nic

En 2000, malgré un courage et une ténacité hors du commun, la maladie l’oblige à prendre une retraite qu’il juge méchamment prématurée. Il décède en juillet de la même année.

Travailleur infatigable et d’une nature extrêmement exigeante, il laisse le souvenir d’un homme aux facettes multiples, entreprenant et visionnaire, qui n’est certainement pas étranger au succès exceptionnel que connaissent actuellement les éditions Dupuis.